Il n’y a pas de sentier pour s’y rendre, et c’est ce que je préfère. Pour rejoindre le cimetière géométrique de Tsikalario, il faut quitter les sentiers, marcher dans la garrigue, au milieu de singuliers blocs de roches érodés, et chercher attentivement — sinon vous passerez à côté sans jamais le voir. L’entrée est gardée par un menhir impressionnant, que les archéologues disent unique dans tous les Balkans. Devant ce monolithe dressé, j’ai songé un instant à Stonehenge. Le même mystère mégalithique, mais ici nous sommes seuls. On le contourne pour entrer dans la plus impressionnante nécropole que je connaisse.
Tsikalario, seul cimetière géométrique à tumulus de Grèce

Devant vous, sur plusieurs hectares, des tumulus circulaires affleurent au ras de la garrigue épineuse : dix-huit tertres de pierres massives, de sept à douze mètres de diamètre, dont on ne sait plus s’ils gardent toujours un mort ou seulement sa mémoire. On dirait un cimetière sorti de la préhistoire. Il date en réalité du VIIIᵉ siècle avant notre ère, à l’époque géométrique — les débuts de l’âge du fer grec. Et c’est le secret le mieux gardé de Naxos : Tsikalario est le seul cimetière d’époque géométrique à tumulus de toute la Grèce. Un lieu sans équivalent, et pourtant presque personne ne le connaît.
À découvrir lors d’une randonnée à Naxos
C’est exactement le genre d’endroit que j’adore partager avec les petits groupes que j’accompagne. Pas un site clôturé avec sa billetterie : un lieu funéraire sauvage, silencieux, où l’on est seuls, à quelques minutes à peine de la forteresse médiévale d’Apano Kastro que nous gravissons au coucher du soleil. J’ai décidé de l’ajouter à mes séjours — vous ne le trouverez sur aucun programme, et c’est très bien ainsi.

Envie de marcher jusqu’aux tombes oubliées de Tsikalario, et de vivre le Naxos des chemins de traverse ? Découvrez mon séjour de randonnée à Naxos.

